Quels jeunes ?
Les Jeunes de la misère travaillent tous pour survivre : ramassage des déchets, portage de sacs de ciment, nettoyage de cuves, travaux dangereux,… Comme dans beaucoup de pays en développement, le problème n’est pas le travail mais le travail décent, qui permet de vivre au dessus du seuil de pauvreté.
Certaines catégories de jeunes sont d’autant plus exclues :
•Les jeunes handicapés : il sont considérés comme anormaux et cachés par leur famille et ne sont ainsi pas envoyés à l’école
•Les jeunes de la rue : souvent rejetés par leur parents ou sans famille, ils se tournent vers les gangs qui leurs proposent une forme d’entraide face à l’hostilité de la ville, c’est alors que commence délinquance, drogue, prostitution, … Tatoués par leur gang, le marché du travail leur est impossible d’accès.
•Les jeunes « Out of school » : l’école est souvent située loin de la maison et empêche les enfants de rapporter de l’argent ou d’effectuer les tâches ménagères. Ils seraient ainsi près de 5 millions aux Philippines à avoir quitté le système scolaire dès le niveau élémentaire ou un peu plus loin mais avant la High School Graduation sans lequel, le monde du travail est inaccessible.
Après ce qu’ils ont vécu, les jeunes de l’abandon, de la violence, de la misère sont capables d’être de formidables entrepreneurs ; à condition que quelqu’un, quelque part, les aide à se reconstruire.
Aux Philippines, au regard de la législation et de la maturité des jeunes nous avons décidé de travailler, depuis 2009 avec des jeunes de 17 à 24 ans.
Together We Can
Le jeune découvre le Programme et le centre au cours de la « discovery week », c’est à son issu et après démonstration de sa motivation et engagement écrit de sa part que l’entrée effective du jeune au « Professional Training for Entrepreneurs » (PTE) est décidée.
Au cours de la formation, le jeune suit des trainings qui alternent « travail », « études » et « développement personnel » de 8h à 18h du lundi au vendredi. Chaque jeune reçoit une petite indemnité (qui augmente avec l’avancée dans la formation) lui permettant de subvenir à ses besoins. L’apprentissage de la vie en communauté avec les autres jeunes ainsi que la gestion de leur budget (une part pour soi : hébergement, nourriture, transport, habillement, produits d’hygiène, une part pour les urgences familiales, une part mise de côté) fait partie intégrante de la construction du jeune.
Au centre de ce parcours, la construction, par chaque jeune, de son Projet de Vie.
Pour ces jeunes, qui vivent au jour le jour pour essayer de survivre, la découverte des projets, des notions d’avenir, de planification et d’objectifs à atteindre sont souvent difficiles à intégrer mais rapidement deviennent une grande fierté. De façon symbolique, chaque membre de l’équipe reçoit l’Agenda LP4Y avec lequel il travaillera chaque jour.
